1e étape : la stimulation des ovaires
Pendant deux à cinq semaines, un traitement hormonal administré par injection, va permettre de stimuler le développement de plusieurs follicules (qui contiennent les ovocytes). Il s’agit de produire plusieurs ovocytes par cycle pour augmenter les chances de grossesse. Quand les follicules sont assez nombreux et ont atteint une taille de 15 à 20 mm, l’ovulation est déclenchée et la ponction programmée 36h plus tard.
2e étape : la ponction des ovocytes
Elle est réalisée par voie vaginale sous contrôle échographique, et sous anesthésie ou analgésie générale ou locale au bloc opératoire.
3e étape : la préparation des gamètes au laboratoire
La préparation des ovocytes
Après la ponction, les liquides folliculaires contenant les ovocytes sont transmis au laboratoire. Les ovocytes sélectionnés vont être conservés pour être fécondés. Tous les follicules ne contiennent pas forcément un ovocyte, et tous les ovocytes ne sont pas fécondables.
La préparation des spermatozoïdes
Le sperme est recueilli par masturbation, au laboratoire, et préparé sur place le jour de la ponction ovarienne. Le test de migration permet de sélectionner les spermatozoïdes les plus mobiles.
4e étape : la mise en fécondation
Les spermatozoïdes et les ovocytes sont mis en contact. Les spermatozoïdes préparés sont simplement déposés au contact des ovocytes dans une boîte de culture contenant un milieu liquide nutritif et placée dans un incubateur à 37° C. Les spermatozoïdes mobiles viennent spontanément, sans aide extérieure, au contact de l’ovocyte. Un seul spermatozoïde fécondera l’ovocyte.
S’il n’est pas possible de recueillir suffisamment de spermatozoïdes chez le conjoint après sélection, on peut sélectionner un seul spermatozoïde et l’injecter directement dans l’ovocyte mature (ICSI).
La fécondation permettra d’obtenir des embryons.
5e étape : le transfert des embryons dans l’utérus
Pendant quelques jours, l’embryon va se diviser en plusieurs cellules. Au bout de deux à cinq jours, l’embryon est déposé à l’intérieur de l’utérus et s’y développe jusqu’à son implantation. Le transfert embryonnaire est un geste simple et indolore qui est parfois pratiqué sous contrôle échographique.
Afin d’augmenter les chances de grossesse, on peut parfois implanter plusieurs embryons : généralement 1 à 2 embryons est proposé au couple (selon les données médicales et la qualité embryonnaire).
Après le transfert, il faudra attendre 14 jours pour savoir si une grossesse se développe (test de grossesse par prise de sang).
6e étape : la congélation embryonnaire
Le nombre d’embryons obtenus peut être supérieur au nombre d’embryons transférés. Dans ce cas, il est possible de les congeler s’ils sont de bonne qualité.
Ces embryons, après décongélation, pourront être placés dans l’utérus de la femme à une date ultérieure sans qu’il soit nécessaire de réaliser une nouvelle ponction ovocytaire.


